Légende du Dragon de Niort

À Niort, une légende place au XVIIIè siècle le combat d’un dragon ailé et d’un soldat. La lutte se serait déroulée près de la porte Saint-Jean.

À cette époque en effet, le Marais s’étendait encore jusqu’au bourg de Ribray, et les abords de la Porte Saint-Jean étaient couverts de joncs et de plantes aquatiques.

Près de l’endroit d’où aujourd’hui part l’avenue Saint-Jean, un monstre, sorte d’énorme serpent ailé, était venu se réfugier dans un vaste souterrain.

Il en sortait, de jour aussi bien que la nuit, pour enlever des enfants, des femmes et même des hommes dont il faisait sa nourriture. Et, se jouant des pièges qu’on lui tendait, il avait plusieurs fois mis en fuite des bandes d’hommes armés venus le combattre.

Un soldat, nommé Allonneau, condamné à mort pour désertion, sollicita sa grâce en offrant de tuer le monstre. Le corps et le visage couverts d’une armure d’acier, armé d’une lance et d’un poignard, il s’avança vers l’antre du monstre. Il réussit à lui plonger son couteau dans la gorge. La bête vomit des flots de sang et se débattit en tordant sa longue queue.

Le soldat crut la partie gagnée et ôta son masque mais l’’animal dans un suprême effort, mordit son ennemi à la figure et le soldat mourut en même temps que le dragon.

Le corps du monstre fut placé sur une charrette et promené dans toute la ville. Au soldat, on éleva un tombeau dans le cimetière de l’Hôpital Général.

La pierre tombale, outre l’inscription rappelant le combat, représentait le soldat et le dragon. Elle est maintenant disparue, mais un dessin est resté, maintenant entreposé au musée d’Agesci.

En 1992, cette légende locale est illustrée par l’installation de quatre dragons en bronze rue Ricard

Ces sculptures monumentales ont été créées par l’architecte-plasticien Jacques Hondelatte.

Deux d’entre elles se trouvent depuis lors en haut de la rue Ricard et les deux autres rue du Temple, prolongeant à notre époque, la légende du Soldat et du Dragon.